mercredi 24 décembre 2008

Des nouvelles pour Noël

Nous avons été peu bavards ces derniers temps et pourtant j'ai beaucoup de choses à vous raconter.
La semaine qui vient de s'écouler a en effet été chargée.

Pour démarrer, nous avons enfin emménagé dans notre nouvelle maison Mercredi dernier, le 17 Décembre.
Nous avons donc commencé à meubler en achetant un lit double et une belle table en teck à des particuliers qui se débarassaient de meubles encombrants, puis en passant au dépot-vente de Rivière Salée (sud de l'île, tite pensée pour Steve ;)) pour y trouver frigo, machine à laver et penderies d'occasion.
La maison se remplit donc, petit à petit.
Un salon est venu s'ajouter Samedi, après que je sois allé le chercher chez un dame, très gentille mais fortement usée par deux années de galères en Martinique, qui s'exile en Gwada à la fin de l'année.
Nous sommes vraiment content d'avoir trouvé ce toit, et soulagés d'être enfin chez nous.
Pour ceux qui souhaiteraient nous écrire, voici l'adresse :

Damien Pacaud et Cécile Escusa
Quartier La Montlouis
Vert Pré
97231 Le Robert

(sisi, je vous jure, le courrier arrive :p )

Jeudi dernier, ma mère est arrivé sur l'île pour réveilloner avec nous et ca fait du bien de revoir un ti peu sa maman ;)
Je lui ai montré notre ancien cabanon et son ponton de rêve, puis nous sommes allés nous baigner à Pointe Faula, au vauclin (tite pensée pour David et Gladys).
Cette pointe a la particularité d'être composée de fonds blancs. C'est à dire qu'il n'y a qu'entre 30 et 50cm d'eau sur une grande distance vers le large. On peut donc se balader tranquillement les pieds dans l'eau.
C'est aussi un spot réputé de Kite (une tite pensée aussi pour toi Yaugi) et certains kite-surfeurs effectuaient des figures assez impressionnantes.

Cécile est en vacances depuis hier et nous allons pouvoir avoir un peu de temps tous ensembles pour découvrir certains charmes de la Martinique (enfin, si le temps est avec nous ;) )

En parallèle, je continue ma recherche d'emploi pour l'instant infructeuse et je suis allé m'inscrire aux ASSEDIC hier mardi. Je suis donc officiellement chômeur (un de plus me direz vous ) depuis hier.

Il me reste à vous souhaiter à tous un joyeux noël dans le froid et de bonnes fêtes. Nous avons un peu de mal à nous mettre dans l'esprit de noël ici, tant il est associé au froid, à la nuit et à la neige mais nous allons tout de même réveilloner en mélangeant le coté local (ti-punch au sirop de groseille, shrubb, accras, patés et langouste) au coté franchouillard (foie gras, champagne et baguette). Un réveillon mixte en quelque sorte ;)

Pleins de bisous à tous et à toutes et à bientot sur ce blog.


lundi 15 décembre 2008

Nouvelle maison

Enfin, nous avons nos clés :p
Voici les premières photos :

La terrasse

Le bas de villa, vu du portail
L'entrée, avec le portail et la vue :p
La cuisine "américaine"


La vue depuis la terasse

A bientot pour d'autres récits de nos aventures, notamment notre premier chanté nwèl ;)

bises à tous et toutes

vendredi 5 décembre 2008

Enfin !

Nous étions franchement abattus, tous les deux. Allant de visite de taudis en refus de dossier auprès des propriétaires et nous en étions arrivés à nous demander si nous finirions par trouver une maison !!

La bonne nouvelle est arrivée ce matin, alors que je me trouvais dans le taxi collectif (je reviendrais sur cet épisode ;)). Le gestionnaire du bas de villa dont je parlais dans mon post précédent et que nous avons visité avec Cécile hier Jeudi m’a confirmé que notre dossier était retenu.

Quel soulagement !

Nous signons le bail et l’état des lieux en début de semaine prochaine et nous pourrons normalement commencer à mettre les meubles que nous n’avons pas encore acheté le Week End prochain.

D’un coup, d’un seul, le soleil semble refaire une percée, le bungalow s’agrandit à vue d’œil et les problèmes incessants de voitures deviennent presque insignifiants.

Nous attendons tout de même la signature du bail et la remise des clefs pour laisser la joie nous, just in case….

En revanche, la belle voiture rouge continue de me causer des tracas quotidiens. Les multiples réparations, gratuites fort heureusement, entreprises par le garage vendeur fonctionnent assez bien mais au bout d’une centaine de Km, c’est une autre pièce qui lâche, une autre durit qui se met à fuir, un autre joint qui coule et toujours la même conséquence : la voiture se met à chauffer. Fort heureusement pour l’instant, le joint de culasse semble tenir le coup.

Je me retrouve donc, tous les deux jours environ, dans ce garage ou je connais maintenant tous les employés ;)

Notre voiture est donc immobilisée pour environ cinq ou six heures à chaque fois et comme je ne supporte plus bien de rester sur une chaise au garage en attendant que le temps passe, j’ai décidé d’utiliser les transports en commun locaux afin de me déplacer.

Il n’existe que très peu de bus ici et le transport en commun est assuré par des liaisons de taxis collectifs. Le concept est simple : un mini bus qui fait un trajet déterminé et qui s’arrête quand on demande « arrêt » suffisamment fort ou quand on se trouve sur le bas coté et que l’on lève un bras suppliant le chauffeur de s’arrêter. Cela fonctionne bien, très bien même, si l’on n’oublie pas les règles de courtoisies d’usage ici.

Il est difficile de concevoir en effet pour un Parisien pur souche comme moi d’entrer dans un bus et de lancer un bonjour à la cantonade et pourtant….L’absence de cette simple politesse en entrant dans le taxi-co est une marque de non respect envers les passagers déjà présents.

Je m’accoutume donc à saluer tout un chacun, à la montée et à la descente de ce moyen de locomotion.

En parallèle, je découvre certains aspects de la vie en campagne. Nos logeurs, Marcel et Ghislaine sont en effet partis quelques jours en vacances et m’ont confié la bonne santé de leurs deux moutons.

Je sors donc les moutons le matin de leur enclos, pour les attacher à un endroit différent chaque jours pour qu’ils puissent brouter de l’herbe fraiche toute la journée et les rentre le soir.

Première réflexion : Qu’est ce que c’est con un mouton !!!!(dédicace spéciale à sly et Yann qui repenseront à la mouette ;) )

Cette sale bête essaie par tous les moyens d’arracher son lien et de se sauver pour aller brouter….10m plus loin….

Il va d’ailleurs être l’heure de les rentrer et  je vous laisse donc sur ces bonnes nouvelles.

Bises à tous et à bientôt

mercredi 3 décembre 2008

Un mois !!

Je dois me résoudre à l’évidence, une simple addition confirmera ce fait, cela fait plus d’un mois que nous sommes arrivés ici !!

Comme le temps passe vite ! Et en même temps, comme il passe lentement dans ce tout petit bungalow ou nous sommes toujours.

La maison que j’avais citée dans le post précédent nous a été refusée, au prétexte fallacieux qu’un autre couple avait visité avant nous. Il semble que la simple évocation du terme « chômeur », même suivie d’une explication sur le montant et la durée des ASSEDIC, d’une présentation de fiches de salaires, de caution parentale, d’avis d’imposition, ferme toute possibilité de location d’une maison.

Malheureusement, nous avons quelque peu « épuisé » le vivier de maisons libres sur la commune du Robert, et celles qui nous plaisaient ne nous sont pas accessible, malgré que nos revenus soit supérieurs à trois fois le loyer mensuel….

Il faut préciser ici que mon statut de chômeur n’est pas seul responsable des refus que nous essuyons. En effet, Cécile est classée « profession libérale » désormais et sa discipline est méconnue des propriétaires qui ne peuvent évaluer mentalement ses gains mensuels…

Nous sommes donc toujours dans notre petit bungalow de 30m² qui parait plus étroit chaque jour. Nous avons vraiment envie de trouver notre « chez nous », pour pouvoir s’installer réellement et plus vivre entre les cartons.

Nous avons une option pour un bas de villa pas très cher, sur la commune de Vert Pré, a coté du Robert. Je l’ai déjà visité et bien qu’il ne s’agisse que d’un bas de villa, cela me parait correct. Cécile doit le visiter aujourd’hui ou demain et nous prendrons notre décision ensuite. Cette fois ci, j’ai déjà prévenu le propriétaire que j’étais chômeur et que Cécile était « profession libérale », mais pour un loyer de 750 euros,  les garanties demandées ne sont pas les mêmes ;)

Ce loyer plus faible nous permettra au moins au début de mettre un peu d’argent de coté pour aller visiter les autres îles de la caraïbe, de bien s’équiper et meubler sans être un peu court à la fin du mois. Nous chercherons une vraie maison lorsque nous aurons une chance de l’obtenir, c'est-à-dire lorsque j’aurais un travail je pense.

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, nous avons aussi des problèmes avec la voiture qui chauffe dans les longues côtes. Plusieurs interventions (gratuites, fort heureusement) du garage qui me l’a vendue n’y ont rien fait et je commence à ne plus comprendre. La pompe à eaux a été changée, ainsi que plusieurs Durit qui fuyaient, et il reste une petite fuite dans un « ti’tuyo métal ». Cela me parait un peu bizarre qu’une fuite d’eau entraine une surchauffe moteur, uniquement dans certains cas.

Je n’arrive surtout pas à comprendre comment le problème n’est pas déjà réglé, après plusieurs passages au garage. La mécanique me semble être la discipline logique par excellence. Qu’un ordinateur fasse des siennes et refuse de démarrer, ou bien s’arrête en plein milieu d’une quelconque activité, je peux l’admettre, mais qu’un moteur chauffe et que plusieurs mécaniciens n’arrivent pas à régler le problème, j’ai vraiment du mal.

Je vais essayer de repasser au garage pour faire changer le fameux tuyau en espérant que cela règle le problème.

Avec ces soucis de voiture, nous n’avons pas beaucoup pu nous balader sur l’île malheureusement car pour l’instant nous évitons de trop faire chauffer le moteur pour éviter de péter le joint de culasse….

Nous sommes tout de même allés nous baigner jeudi dernier à Tartane, sur la plage de la Brèche car nous en avions bien besoin.

Cécile fait des journées épuisantes et prend des cours de code et de conduite ses jours de repos et moi je tourne en rond dans mes 30m², coincé à l’intérieur car il a énormément plut ces deux dernières semaines.

Nous avions besoin de nous retrouver tous les deux ailleurs et cette plage de la Brèche était parfaite pour cela.

La plage est située coté atlantique, juste à la sortie du bourg de tartane. Elle est bordée de cocotiers et d’arbres dont nous ne connaissons pas le nom et qui sont marqués d’une croix rouge. La croix rouge est là pour indiquer aux baigneurs que nous sommes de ne pas étendre sa serviette et, par extension, sa masse corporelle, sous ces branches ombragées car l’arbre sécrète un liquide qui coule des feuilles et brûle le corps humain. Ce n’est pas très rassurant dit comme ca, mais en fait il suffit de ne pas s’arrêter sous ces arbres là et tout va bien.

Tartane est un peu le royaume du tourisme et du surf pour la partie centre-atlantique de l’île. C’est ici que les meilleurs spots de glisse se trouvent car la mer coté atlantique est relativement agitée et houleuse.

Nous passons là-bas une merveilleuse après midi à barboter dans les rouleaux et à prendre un peu de la chaleur du soleil qui ne montre ses rayons que par épisodes assez courts ces temps ci.

Les jours se ressemblent un peu pour moi et malheureusement, la crise financière commence à faire ses effets ici en Martinique et les recrutements sont en berne. Le site principal d’annonces d’emplois spécialisé dans les DOM affichait habituellement 450 annonces par mois. Pour le mois de novembre, il en a affiché 280, soit un peu moins de 40% de baisse !!

J’ai tout de même envoyé quelques CV, relancé quelques entreprises, mais je ne suis pas persuadé de trouver un job avant la fin de l’année.

Par contre, j’ai commencé le long processus d’inscription aux ASSEDIC, malgré que je n’aie pas reçu mon solde de tout compte de la part de BT. Je dois avoir un entretien normalement courant de cette semaine ou bien la semaine prochaine.

Je vous tiens au courant.

Bises à tous 

mercredi 19 novembre 2008

Flux RSS

Plusieurs personnes m'ont demandé le flux RSS de ce blog.

voici l'url unique feedburner (plus simple) : http://feedproxy.google.com/LaMartiniqueVueParDesParisiens

mardi 18 novembre 2008

Des nouvelles

Je profite de cette magnifique nuit bruyante et sans lune pour ajouter un billet à ce blog.

Que des bonnes nouvelles cette fois ci ;)

Nous avons théoriquement trouvé une maison. Je précise "théoriquement" car les propriétaires sont en métropoles et nous avons eu quelques soucis à leur transmettre les fameuses pièces de dossier nécessaires à la location d'un appartement.
Nous avons cependant bon espoir de signer le bail dans la semaine (le frère du propriétaire est ici en Martinique et pourra a priori s'occuper des papiers.)
C'est une très grande maison (enfin, disons que 168m² pour deux, c'est même gigantesque !), qui est situé dans le quartier four à chaux au Robert.
Par rapport à l'ancienne maison, nous avons perdu l'accès à la mer et un peu de taille de jardin, mais nous avons gagné en tranquilité et surtout, la vue sur la baie est magnifique.
jugez plutot :
Le loyer est de 1100 euros, c'est à dire le même que pour la maison précédente, mais sans les meubles.
Nous sommes donc en recherche active de meubles et je devrais passer une partie de ma journée de demain à chercher dans les petites annonces des particuliers qui quittent l'ile et se débarassent de leurs meubles à prix attractifs.

Nous devrions avoir une réponse certaine demain ou jeudi pour savoir si notre dossier est OK.

A coté de cela, nous n'avons adopté un "petit" chiot trop mignon, qui pèse déjà ses 9kg à 2 mois et demi (Hepl !!). C'est un chien mâle, tout noir avec une petit tâche blanche sur le poitrail, de type croisé labrador.
Nous sommes allés le faire vacciner et "pucer" ajourdhui meme ;)
Une petite photo :


C'est l'année des "D" pour les chiens. Je souhaitais l'appeller Dus, avec un 'D' comme Dus, mais Cécile n'était pas d'accord.
Je trouvais que Drake lui allait bien mais ca faisait un peu trop Wow Addict ;)
Nous sommes tombés plus ou moins d'accord pour Dizzy et voilà, notre chien (enfin mon chien, comme Cécile aime à me le rapeller) s'apelle Dizzy ;)

Gros bisous à tous et à bientot

jeudi 13 novembre 2008

Déception

Il est d’usage de débuter par les mauvaises nouvelles. Nous avons décidé, après moult concertations et discussions de ne pas prendre la maison décrite dans le post précédent. En effet, la relation avec le propriétaire paraissait déjà complexe, avant même signature d’un quelconque document, et la maison regorgeait de « vices cachés ».

Cette décision nous attriste car nous pensions avoir trouvé exactement ce que nous cherchions, une maison pas trop grande, pas trop chère, avec un bout de jardin et en prime un accès à la mer.

Pour résumer, j’avais visité cette maison samedi, pendant que Cécile travaillait, et la vue sur la baie de Sable Blanc m’avait envoutée. J’avais à peine regardé l’état des pièces tant le coin paraissait calme, la mer omniprésente, le jardin superbe. Nous étions repassés, en couple cette fois, le soir même pour que Cécile valide ma première impression et elle était également tombée sous le charme tropical de cette maison. Il s’était mis à pleuvoir très fort ce soir là et nous étions restés « coincés », à l’abri sur la terrasse, « obligés » de discuter avec les anciens locataires en attendant que les éléments calment leurs ardeurs. Nous avions un peu sympathisé avec ce couple mixte, Eric, métro, arrivé en Martinique il y a 34 ans, un peu bourru, assez enrobé et arborant une fière moustache gauloise et sa femme dont le nom m’échappe encore, une martiniquaise enceinte de leur 3e enfant.

Eric nous avais quelque peu mis en garde contre certaines pratiques locales qu’il semble bien connaitre. Nous avions un peu écouté à la légère, éblouis que nous étions par cette baie et ce jardin.

Nous avions échangé nos numéros de portables avant de partir, le sourire ouvert jusqu’aux oreilles, heureux enfin d’avoir trouvé cette maison dont nous rêvions.

Durant la semaine, nous étions repassés plusieurs fois, voir les alentours de la maison, essayant d’identifier si le quartier ne craignait pas trop. La maison étant relativement reculée, il était important pour moi de vérifier si Cécile s’y sentirais bien tout seule dans l’éventualité ou je trouverai un travail.

Mardi, le propriétaire nous a appelés, nous demandant nos fiches de paie et autres papiers ASSEDIC que nous n’avons pas puisque Cécile est en libéral et je ne suis pas encore au chômage ainsi qu’une caution parentale. Ces démarches, qui peuvent sembler classique à tous ceux qui ont un jour essayé de se loger à Paris sont ici une hérésie. La parole donnée suffit normalement. Le propriétaire nous explique qu’il doit s’absenter quelques jours, mais qu’il aimerait que nous fassions l’état des lieux et le bail avant son départ. Il souhaite aussi encaisser notre caution tout de suite, sans attendre la signature de bail, pour « réserver » la maison. Nous nous opposons à cette idée, il est absolument hors de question de signer un chèque de 1100 euros de caution sans avoir un papier signé de sa main et de la notre documentant cet échange. 

Nous commençons à nous méfier de ce propriétaire peu scrupuleux et Eric me rappelle le mercredi en me demandant si je peux passer à la maison pour discuter avec lui.

Je me rends au rendez vous et passe l’après midi à papoter avec Eric. Il en ressort que le propriétaire essaie de jouer sur deux tableaux à la fois. Il ne compte pas rembourser Eric(qui part le 15/11) de son demi mois de loyer et dans le même temps compte bien nous faire payer nos 10 jours de novembre. 

Eric m’explique aussi les vraies raisons de son départ. La maison est peu salubre, le toit fuit, la si belle terrasse penche de plus en plus et aux prochaines pluies forte risque réellement de s’écrouler, la fosse sceptique refoule, les meubles sont vieux, rouillés, hors d’usage…etc…la liste des griefs d’Eric à l’encontre de cette maison est longue. De plus, selon lui, le jardin est inutilisable, la terre est argileuse et caillouteuse, nous ne pourrons rien y planter. Il me parle aussi du voisinage, et m’explique que plusieurs junkies habitent juste à coté et descendent assouvir leur accoutumance au bord de la mer, juste sous la clôture de la maison.

Eric en a probablement rajouté un peu mais dans l’ensemble le tableau ne me rassure vraiment pas. Nous étions déjà méfiants envers le propriétaire et l’état réel de la maison, que j’ai bien observé cette fois ci, m’a convaincu. Nous ne prendrons pas ce logement.

Tant pis.

J’annonce cette mauvaise nouvelle à Cécile en passant la chercher à son Cabinet. Nous sommes sincèrement déçus, tous les deux, mais content d’avoir identifié ces problèmes avant d’avoir signé le bail.

Nous passons chercher le ParuVendu local et nous recommençons la valse de coup de fil pour essayer de trouver un logement qui nous plaise.

Passons aux bonnes nouvelles maintenant ;)

Nous avons trouvé un chiot à adopter, tout mignon pour garder notre future maison ;)

Après une bonne centaine de kilomètres et des visites de chenils, de particuliers donnant des chiots dans le sud et le centre de l’île, nous avons trouvé notre bonheur.

C’est un bâtard créole, noir ébène avec une petite tache blanche sur la poitrine, qui ressemble un peu à un Labrador.

Il est tout petit, et doit aller sur ses 2 mois et demi au maximum.

Cécile continue ses cours de code et de conduite et vérifie l’adage populaire qui veut que la conduite, « c’est comme ‘eul vélo, ça s’oublie po ! ». En effet, lors de sa première leçon, elle a fait des marches arrières, pédales + volants+boite de vitesse et passé la 3e. Cela s’annonce plutôt bien pour la suite.

De mon coté, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour écrire et il a beaucoup plut, ce qui m’empêche d’accéder à notre arbre wifi :(

Je n’ai pas encore de réponses aux CV que j’ai envoyés vendredi dernier mais ne m’inquiète pas plus que ca. Les délais de réponse à CV ici semblent être d’environ 3 semaines.

J’ai deux pistes différentes aussi pour d’autre type de projet dont je parlerai plus tard, peut etre avec Eric avec lequel j’ai bien sympathisé hier.

La vie suit son cours, notre chat est passé du statut de chasseur de coussins en appartement à celui de chasseur d’Anolis et de crapauds et semble bien s’acclimater à son nouveau territoire.

Nous avons prévu de visiter 5 maisons cet après midi, en espérant trouver notre bonheur :p

Bises à tous et à soon.

lundi 10 novembre 2008

Home sweet Home

Un autre petit post rapide pour annoncer que nous avons trouvé une maison.

On a pas beaucoup eu le temps d'écrire ces derniers jours et surtout il a beaucoup plut et donc, nous n'avons pas eu accès à internet.

Donc nous avons trouvé une maison au Robert, au quartier du Sable Blanc.

C'est une T5 (4 chambres !!) meublée avec un jardin où nous pourrons essayer de planter les différents arbres locaux qui nous font rêver et surtout, nous avons les pieds dans l'eau.

L'accès à la mer se situe juste dérrière la maison, et je commence à envisager sérieusement la possibilité d'acheter un petit bateau  :p :p :p

Ce petit chateau de 120m² nous coute la bagatelle de 1100 euros, ce qui correspond à notre ancien loyer parisien de 52m². La comparaison est rude.

Dès que nous avons des photos de la maison, hop, je les postes ici. L'emménagement est prévu pour le 18.

Il ne reste plus qu'à se trouver un chien pour garder la maison et le tour est joué.

Plus de news à suivre rapidement ;)

vendredi 7 novembre 2008

titine ;)

Ca y est, j'ai récupéré ma Mazda ;)
Ce fut un peu galère mais c'est bon ze l'ai ;)
Merci à ma tite maman pour l'aide précieuse pour les papiers d'assurance.

bises à tous

jeudi 6 novembre 2008

Yé Cric ?

Petit résumé des derniers jours toujours aussi chargés.

Mardi

Première journée de repos pour Cécile, nième journée de chômage pour moi :p

Nous avons rendez vous à 10h à Rivière Pilote, dans le sud de l’île, pour essayer une voiture et avons décidé de profiter du déplacement pour visiter le sud et aller nous baigner vers le fameux rocher du Diamant.

Nous partons de notre maisonnette assez tard, ne nous doutant pas que les 30 kms qui nous séparent de Rivière Pilote seraient aussi ardus. La route est absolument superbe mais vraiment vallonnée et ma petite voiture de location peine quelque peu dans les côtes.

Nous essayons la Hyundai™, qui ne correspond pas à ce que nous cherchons, la vendeuse est peu bavarde, ne sais pas quand elle a changé telle ou telle pièce, a menti sur le kilométrage compteur et l’embrayage « craque » à chaque passage de vitesse.

Nous reprenons donc la route en direction du Diamant et nous arrêtons à l’anse Mabouya. Le ciel est un peu nuageux mais la température extérieure dépasse tout de même 28°. L’anse est aussi magnifique que déserte. C’est une petite plage de sable blanc, bordée d’arbres offrant une ombre salvatrice pour nos peau toutes blanches, et l’eau affiche sa teinte turquoise caractéristique. C’est notre première baignade dans la mer des caraïbes depuis notre arrivée. Pour une première, elle va durer. L’eau est chaude et on y entre sans aucune gêne. C’est une vraie baignoire cette mer, on se retrouve à tremper dans cette étendue salée pendant 45 minutes, à se laisser bercer par le bruit du vent et des quelques vaguelettes provoquées par des bateaux croisant au loin.

Nous profitons bien de notre fin de matinée sur cette plage puis partons déjeuner vers la ville du Diamant. Nous trouvons un petit restaurant pour touristes, correct sans plus où les prix semblent honnêtes.

Le sud de l’île est en effet beaucoup plus touristique que le centre. C’est ici que se trouvent les plus belles plages, et tous les complexes hôteliers pour visiteurs hebdomadaires. Plusieurs différences notables sont engendrées par cet état de fait.

Les routes sont bien meilleures ici et  je trouve même une deux voies qui pourrait presque ressembler à une nationale métropolitaine. Les nids de poules gigantesques de Pointe Larose sont ici de tout petits trous, minuscules, presque invisibles. Des petits nids de poussin en somme ;)

Les villes et villages sont parsemés de boutiques de souvenirs, d’articles de plage et autres bar-restaurant-snacks. Le coin est cependant très joli mais semble vraiment moins « local » que Le Robert.

Nous repartons en milieu d’après midi vers le centre de l’île pour inscrire Cécile à l’auto-école et visiter un bas de villa sur la route de Vert Pré, à coté du bourg du Robert.

L’inscription à l’auto-école (étape majeure de notre arrivée sur l’île tout de même) est un peu longuette mais se passe sans encombres et nous partons au rendez vous fixé pour la visite.

Après trois quart d’heure d’attente, nous devons nous résoudre, le propriétaire nous a posé un lapin ! Son portable est éteint ou ne reçoit pas, nous partons donc chez Mélanie qui nous a gentiment invités à diner.

Nous rentrons nous coucher, épuisés mais heureux, vers minuit.

C’est une heure très tardive ici, nous nous endormons habituellement vers 22h pour un réveil vers 6h – 6h30. Nous essayons de nous caler sur le rythme du soleil, comme tous les habitants de l’île.

Yé Cric ?

Mercredi

Deuxième journée de travail pour Cécile et toujours nième journée de chômage pour votre serviteur.

Après avoir déposé ma petite femme au cabinet, je pars vers le Francois pour essayer une Kia Shuma, CT OK à 1000 euros. Je suis un peu dubitatif en arrivant devant la poubelle sur roue que l’on me présente. Il s’avère que le CT est ok depuis un an (sic) et que le véhicule ne démarre pas.

Je commence à saturer quelque peu des annonces particulières qui sont « mensongères » et décide de faire le tour des garages.

J’essaie une petite 106 à 2200€ qui semble correcte mais l’insistance du vendeur, et le nombre de réparations non soumises à contre visite inscrites sur le CT me font peur et je repars bredouille.

Je continue ma route à la recherche de la perle rare ici, un véhicule en état correct, avec un CT OK, peu ou pas de réparations à envisager et ayant un kilométrage décent. Je finis par tomber par hasard chez TT Autos sur une Mazda 323F rouge à 2500€. Le vendeur est rassurant, le garage semble bien tenu, et la voiture n’a que 110000km au compteur pour ses 15 ans.

J’hésite, je réfléchis et puis je tombe devant l’évidence, je n’ai plus le choix. Ma location de voiture s’arrête vendredi à 15h, et cette Mazda semble convenir à mes critères. Elle est juste un peu au dessus du budget fixé au préalable mais tant pis. Je l’achète.

Elle sera disponible vendredi.

Je rentre à la maison, profiter d’un après midi assez doux (des qu’il y a des nuages, le thermométre perd quelques degrés et le climat est moins lourd).

Après avoir fait une lessive (nous n’avons pas de lave linge pour l’instant), je pars essayer un petit dériveur que Marcel a retapé dans la baie mais, par manque de vent, je ne peux voguer bien loin. Tout de même, je suis bien content de refaire un petit peu de bateau, cela faisait tellement longtemps que je voulais retrouver ces sensations de calme à la barre d’un Laser ou d’un 420 sur l’eau.

Je repars au bourg vers 16h30 pour visiter le bas de villa que nous devions voir hier. Le propriétaire nous a rappelé (à 5h15 ce matin !!) pour s’excuser, il a eu un souci de portable et un empêchement.

Le bas de villa est correct, sans plus. Deux chambres et un salon meublés, une cuisine équipée et une terrasse assez agréable. La maison est située au milieu d’un magnifique jardin tropical, très bien entretenu par la femme du propriétaire mais ce jardin bouche la vue des fenêtres du bas de villa. De plus, nous ne disposons pas de notre entrée personnelle, ni d’une intimité minimum, le garage du propriétaire étant situé derrière notre salon.

Je suis peu convaincu par cette visite et je repars chercher ma femme à son cabinet.

J’y retrouve Mélanie, en pleine discussion avec deux parents qui attendent la sortie de leurs enfants.  J’entre dans le bavardage portant sur l’élection Présidentielle Américaine. Les antillais sont très heureux qu’Obama l’ait emporté, certains ont même fait la fête jusqu’à trois heures du matin (heure locale à laquelle le vainqueur a été annoncé de manière définitive).

J’apprécie cette convivialité dans la salle d’attente du cabinet. Je pensais devoir rester en retrait, attendre que Cécile ait fini avec les enfants et les parents, et je me retrouve à papoter avec les parents en attendant Cécile et leurs enfants.

Nous rentrons à notre maisonnette et décidons d’étrenner notre barbecue gentiment prêté par Marcel en y grillant quelques poissons. Après 45 minutes d’acharnement sur trois malheureuses braises, je dépose les armes, le bois tropical humide ne brule juste pas. Il a plut vers 17h, une bonne averse tropicale, et le bois est encore trempé.


Pour les néophytes, une averse tropicale, c’est un peu comme une grosse douche de 5 minutes. Si l’on n’est pas à couvert lorsque cela commence, on peu sortir le gel douche et faire un remake de la publicité Ushuaia ™ ;)


Nous nous rabattons vers une petite omelette salade et partons nous coucher.

A bientôt, je file au ponton.

Yé Cric ?

Une carte ?


Pour que tout le monde puisse se repérer dans les différents messages que nous écrivons, voici une carte de l'île.
La Martinique est découpée en deux côtés, le coté caraïbe et le coté Atlantique.
Ces cotés sont eux-mêmes découpés en trois sections : Le nord, le centre et le sud.
Ainsi, la commune du Robert est situé au centre atlantique.


Encore quelques photos


En pleine lessive !

En plein bullage à Anse Mabouya ;)

More Photos

Doudou dans l'eau à Anse Mabouya

Doudou dans l'eau à Anse Mabouya

Le rocher du diamant vu du chemin qui mène à Anse Mabouya

Un petit Narghilée sur la terasse

Première ouverture de coco avec mon nouveau coutelas

mardi 4 novembre 2008

Journées chargées.

Moi qui partais pour quelques semaines de vacances sous Assedic 1500,  j’ai peine à trouver un peu de temps disponible pour écrire quelques lignes.

Les journées sont tout de même bien remplies.

Dimanche

Nous visitons deux autres maisons, un haut de villa avec une magnifique vue sur la mer que nous éliminons rapidement pour cause d’état peu salubre et une villa en campagne. C’est un F5, donc un peu grande pour nous deux (tant que la famille ne s’agrandit pas du moins ;)), qui paraissait vraiment sympathique jusqu’à ce que nous apprenions que l’Internet Haut Débit n’arrivait pas encore à cet endroit. Cette nouvelle rend la maison peu attractive pour le couple de geek internet addicts que nous sommes.

Nous décidons donc d’aller chercher ailleurs, tout en gardant en tête le bas de villa à La Trinité visité le matin.

Cécile étant un peu stressée à l’idée de commencer sa première journée en libéral le lendemain, nous rentrons profiter d’un début de soirée doux sur la terrasse de la maison.

Lundi

Première journée de Cécile. Réveil vers 6h30, un pti dej rapide et je pars déposer ma petite femme à son cabinet ( ahhhhhhh !!!!!! Fait la petite femme).  Nous avalons rapidement les 12 kms de route accidentée qui séparent Pointe Larose du bourg du Robert. Il est 8h05, nous avons une demi-heure d’avance mais le cabinet est fermé. La personne qui devait être là pour nous ouvrir les portes n’est pas venue et le niveau de stress de Cécile augment quelque peu. Mélanie arrive pour ouvrir le cabinet, juste à temps pour la toute première prise en charge martiniquaise de Cécile.

Je m’éclipse et pars vers le centre commercial avec plusieurs idées en tête.

Je dois acheter une imprimante multifonctions pour Cécile, qu’elle puisse scanner, photocopier et imprimer ses bilans, et trouver une offre convenable de téléphonie mobile locale.

Je me dirige donc vers le centre commercial le plus proche mais le vendeur de la boutique Digicel m’annonce qu’une panne informatique empêche toute vente de carte prépayée depuis samedi matin… (Nous sommes lundi….J’espère qu’ils recrutent des ingés ;)) et m’oriente avec une conscience professionnelle assez originale vers la boutique Orange situé juste à coté de la sienne !! Ne souhaitant pas prendre une carte chez Orange qui pratique une politique tarifaire résolument indécente, je pars vers le Lamentin et son grand centre commercial.

Les ennuis commencent.

A cette heure avancée (9h15), les fameux bouchons martiniquais sont déjà résorbés et la route est tranquille.

J’arrive donc au centre commercial du Carrefour™ du Lamentin. On ne cesse de me parler de cet endroit comme la Mecque ou l’on trouve tout, j’espère donc pouvoir acheter une ligne de téléphone Digicel et une imprimante en quelques minutes et repartir profiter de mon ponton.

Hélas, le Carrefour™ ne dispose que de 3 modèles d’imprimantes, tous plus chers les un que les autres et la boutique Digicel ressemble à un Wagon du RER A en heure de pointe. Je me résigne donc à pousser un peu plus loin mes investigations et me dirige, sur les conseils d’un vendeur, vers Fort de France.

C’est un peu l’aventure. Je n’ai encore jamais pris cette route. Je quitte mon territoire connu et avance vers d’autres ronds-points, d’autres côtes, d’autres directions. Je découvre qu’il existe une autoroute reliant le Lamentin à Fort de France !

Au premier panneau indiquant « Centre commercial », je sors pour arriver à LA GALLERIA.

Endroit impressionnant, comparé aux autres visités plus tôt. Je retrouve des enseignes connues (Hippopotamus, Sport 2000, Hyper U) et déjà je pense pouvoir trouver mon bonheur ici.

Je passe directement au hyper U, tant il me semblait avoir compris que le matériel informatique ne s’achetait qu’en grande surface. Le vendeur spécialisé (enfin !) me précise qu’il n’a plus de stock pour le type d’imprimante que je recherche et qu’il en recevra dans trois semaines. 

Oui, trois semaines, me répète-t-il devant mon air éberlué. Il est vrai que ce genre de produits arrive par containers entiers, par bateau et que cela prend un certain temps. Il m’indique cependant une librairie, au premier étage de ce conglomérat de boutiques, qui propose aussi du matériel informatique et des jeux vidéo. En montant, je passe devant une boutique Digicel qui parait moins encombré que celle du Lamentin et je ressors 40 minutes plus tard (sic!) avec mon tout nouveau 06.

Je passe à la Librairie Antillaise qui fait office de MediaStore et j’achète mon imprimante tant convoitée. 

Au final, il m’aura fallu trois heures trente pour acheter une imprimante et une carte prépayée de téléphone !! Je sens que le rythme rentre, je suis déjà plus zen !

Et puis la prochaine fois, je ne me poserai pas la question, j'irai directement à La Galleria ;)

Je repars donc, chargé de cadeaux, vers Le Robert retrouver ma petite femme pour sa pause déjeuner, roulant au gré des sons diffusés sur radio Liberté (raga – Dance hall à toute heure ;))

Après un déjeuner rapide à base de colombo de poulet, bon mais onéreux, dans un resto local du bourg, je rentre savourer quelques instants de vacances au ponton.

J’apprends que la Toyota est vendue et que je peux faire une croix dessus :’( et je repars chercher Cécile à son cabinet. Pour ceux qui ne sont pas au courant, en attendant que Cécile passe son permis, je fais office de chauffeur ;)

Je profite du trajet pour faire quelques courses et je tombe en arrêt devant un pack de Carib (pensée spéciale pour Raphaëlle) que je m’empresse d’ajouter à mon Caddie™

La journée de Cécile s’est bien passée, les premiers contacts avec les enfants et leurs familles sont bons et la suite semble de bon augure.

Le temps de rentrer, un petit diner en amoureux copieusement arrosé de saveurs locales (ti-punch, avocats et ananas), ces quelques lignes à écrire et je pars dormir du sommeil du juste au milieu du vacarme hurlant des quatorze chiens de notre voisine. (Oui, vous avez bien lu, quatorze !!).

Bonsoir chez vous ;)

dimanche 2 novembre 2008

Crève, premières visites et essayages.

Petit résumé des derniers jours.

Vendredi

Après la déjà traditionelle baignade au ponton du matin, nous avons essuyé quelques problèmes mécaniques avec la voiture de location, la batterie ayant décidé de nous claquer entre le mains au moment ou nous avions besoin d’elle pour aller se balader. Nous sommes donc partis faire changer la batterie chez le loueur de voitures situé à pointe savane après avoir poussé la voiture sous un soleil de plomb….

Comme on dit, shit happens ;)

Samedi

Je profite d’une belle nuit sous ventilateur pour attrapper une petite crève des familles et je passe le samedi à la maison, repos et Ibuprofène à outrance.

Nous allons tout de même visiter La Trinité, un peu avant la tombée de la nuit afin de prospecter les éventuelles maisons à louer.

Dimanche

Deux rendez vous matinaux sont pris pour visiter un bas de villa à louer à La Trinité et essayer une Toyota Corolla d’une dizaine d’année.

Le bas de villa est pour le moins spacieux, au moins 90m² avec un grand salon-salle à manger, une cuisine confortable, 3 chambres et un grand garage. Un petit carré de jardin qui nous permettrais d’assouvir notre soif commune de plantation potagère. Nous hésitons un peu, c’est 900€ par mois, ce qui nous semble un peu cher pour l’instant.

La voiture en revanche semble en bon état, du moins d’après mon annalyse technique pour le moins poussée, personne n’ignorant mon expertise accrue de la mécanique automobile ;)

Je l’essaie, elle s’essoufle un peu dans les côte lorsque la clim est allumée mais bon, elle a 132000km, le CT est ok, le vendeur semble honnête, je lui propose de l’acheter. Il avait déjà quelqu’un interessé qui doit lui apporter une réponse demain au plus tard. Je dois donc patienter.

Nous rentrons à la maison, et cécile part se baigner sans moi qui soigne toujours ma fin de crève.

Une autre visite d’un haut de villa sur la commune du Robert cette fois-ci est prévue pour ce soir.

Ce type de location est très fréquent ici. Les propriétaires disposant d’une grande villa en louent le bas ou le haut qu’ils n’occupent pas.

Premières photos

Le ponton de nos baignades

Activité matinale

Vue de la baie

Sous mon arbre Wifi ;)

La maisonnette que nous habitons

Les photos taille réelles seront dispos des que nous aurons une connexion internet à nous.

vendredi 31 octobre 2008

Premier réveil martiniquais

Nous sommes en admiration devant la vue dégagée de notre bungalow. Nous surplombons une campagne verdoyante et touffue qui s’arrête où la mer commence.

Après un petit déjeuner frugal, nous partons au ponton pour notre tout premier plongeon. La montre indique une heure fort matinale pour les parisiens que nous sommes mais l’eau atteint déjà une température de 26°.

Rentrés au bungalow, nous partons récupérer nos cartons à la zone de fret de l’aéroport du Lamentin.

Le processus complet ressemble fort à un sketch.
Nous devons aller présenter notre bordereau de dépôt à l’agence Tropical Export, qui nous indique le bureau de la douane.
Le douanier qui nous reçoit est un personnage. Chemise à fleur, regard fuyant, tampon affutés. Il nous demande le contenu de nos cartons, nous jauge d’un coup d’œil en biais et nous tamponne fermement nos documents.
Il nous indique le bureau de Transair, au premier étage, escalier B, troisième porte à gauche. Nous montons à l’étage, présentons nos documents qui sont une nouvelle fois tamponnés. On nous indique les locaux de Transair au rez-de-chaussée en nous précisant de présenter nos documents la bas. Des souvenirs du dessin animé « Astérix chez les fous » me reviennent en mémoire.
Heureusement, le personnel de l’agence du rez-de-chaussée prends un diable et pars nous chercher nos cartons.

Nous repartons vers notre bungalow pour décharger.

Cécile a rendez-vous vers 14h avec la personne qu’elle va remplacer. Nous restons à discuter avec elle jusqu’à 18h30 et partons faire nos premières courses au Géant du Robert.
Première constatation : C’est CHER !
Enfin tout est cher sauf le Rhum… Offre spéciale deux bouteilles de 1L de Trois Rivières : 13.65€. Comment résister ?
Par contre, la litière pour chat subit une augmentation de 500% par rapport à la métropole…

Nous achetons le nécessaire de survie pour les prochains jours (samedi est férié) et le caddie à moitié rempli dépasse déjà les 150 euros.

Retour maison vers 20h30. Je commence à comprendre pourquoi personne ne roule de nuit ici. La nuit, la route est mal éclairée et encore plus dangereuse.

Nous partons nous coucher après cette journée bien remplie.

jeudi 30 octobre 2008

Premier jour

Enfin !

Après deux dernières semaines parisiennes émotionnellement intenses, nous atterrissons de l’autre coté de l’atlantique.

Nous sommes accueillis par trois personnes, Mélanie, son père et une charmante femme de l’agence de location de voiture Hibiscus Location.

Premières sensations de chaleur et premières perles de sueur en traversant ces portes coulissantes d’aéroport, véritables frontières de notre climat tempéré habituel.

Nos habits métropolitains, qui nous ont obtenu un confort parfait durant le vol, ne sont pas adaptés à cette nouvelle humidité qui nous englobe.

Notre voiture de location nous attend et après avoir fait les contrôles d’usage, nous prenons possession de notre véhicule.

Nous partons vers le Robert en suivant les indications de Mélanie et de Ghislaine. La route est magnifique, vallonnée, enrobée de mer et d’océan, bordée de cocotiers et autres palmiers. Nous découvrons le trafic martiniquais, dense et désordonné.
Les dix derniers kilomètres reliant le bourg du Robert à notre bungalow situé à Pointe Larose sont difficiles car la route est en mauvais état. Il est presque 17h et déjà la terre tourne son dos au soleil. Il va faire nuit dans moins d’une heure.

Marcel, un grand gaillard entre deux âges, le visage et la peau burinés par le soleil, nous accueille dans la propriété de Ghislaine. Il nous fait découvrir notre logement temporaire, une petite maisonnette en bois, un peu à l’écart de la grande maison. Nous faisons avec lui un petit tour du propriétaire, jusqu'au ponton de bois qui mène à son voilier. La sensation de calme et de tranquillité qui m’envahit à la découverte de ce havre de paix est difficilement descriptible. A cet endroit précis, la vie semble prendre son sens, son origine.

La mer est d’huile dans cette baie et comme il n’est pas encore six heures, les moustiques finissent d’affuter leurs dards mais ne sont pas encore passés à table.

Nous acceptons avec joie l’invitation à diner de Marcel et Ghislaine.

Le repas est copieux et local. Un ti punch pour démarrer, un plat de thon fraichement péché le matin même, un plat de poulet au riz sauce chien et quelques bananes. Le rosé « Côtes de Provence » se marrie très bien avec ces mets mais semble presque anachronique ici.

Nous partons nous coucher, épuisés par cette journée à rallonge. Le chat fait sa toilette, il semble autant désorienté que nous. Il a subit sans broncher 16 heures de prison et mérite amplement le câlin que lui fait sa maitresse.

La nuit ici est envoutante, très sombre et bruyante.

Il est 6h05, le soleil se réveille sur l’océan, des lueurs roses envahissent les quelques nuages, les moustiques achèvent leurs nuits sur mon dos, un couple de mabouilla d'anolis (merci Steve ;)) s’observe, immobiles, sur la balustrade de notre terrasse, et la chaleur reprend ses droits.